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Boisvenu on convicted murderers: give them a rope

The Conservative senator seemingly has some ideas on reducing prison expenses


 

Senator Pierre-Hugues Boisvenu has some ideas on reducing prison expenses.

“Basically, every killer should (have) the right to his own rope in his cell. They can decide whether to live,” Sen. Pierre-Hugues Boisvenu told reporters Wednesday.

A victims’ rights advocate and now a senator, Boisvenu also says the death penalty should be considered in certain cases when there’s no hope of rehabilitation. He says limited use of capital punishment could save money. He cited the case of the Shafias — the Montrealers who were convicted this week of killing four female family members. Boisvenu estimates that it will cost Canadian taxpayers $10 million to keep them locked up.

In the case of the Shafias, Mr. Boisvenu apparently said “returning them to their country might be a tougher sentence than to keep them here, where our prisons are a lot more comfortable.”

Update 3:46pm. A statement (en francais) from Mr. Boisvenu.

Ce matin, lors d’un point de presse impromptu accordé à des médias de la Colline parlementaire, répondant à une question au sujet d’un projet de loi privé sur l’avortement, le sénateur Boisvenu a affirmé que le gouvernement n’avait pas l’intention d’ouvrir un débat sur ce sujet pas plus que sur la peine de mort.

Répondant à une question d’une journaliste à savoir s’il était en faveur de la peine de mort pour les criminels en série, le sénateur a tenu à confirmer qu’il était contre cette dernière et que la position du gouvernement est aussi la sienne. Cependant, dans une discussion à bâtons rompus, le sénateur a émis publiquement un commentaire, qu’un proche d’une victime assassinée lui avait déjà fait, au sujet du sort souhaité aux tueurs en série Pickton, Olson et Bernardo.

Le sénateur trouve son commentaire inapproprié. Il regrette ne pas avoir pu clarifier l’idée qu’il voulait exprimer sur les criminels en série. Il désire retirer publiquement cette déclaration. De plus,  si son commentaire a blessé les proches de personnes s’étant suicidées, il tient à s’en excuser.

Le sénateur tient à réitérer qu’il croit dans la réhabilitation et qu’il travaille activement à améliorer les programmes fédéraux qui sont offerts aux criminels incarcérés dans les pénitenciers canadiens, et ce, pour le bien des victimes d’actes criminels.

Ce communiqué est émis parce que le sénateur ne pourra répondre à toutes les demandes d’entrevue faites par les médias au sujet de son commentaire sur les criminels en série.

Update 4:19pm. And here’s the exchange between Nycole Turmel and Stephen Harper in QP this afternoon on this subject.

Nycole Turmel: Monsieur le Président, il est contre la loi de conseiller ou d’encourager une personne à se donner la mort. C’est exactement ce que le sénateur conservateur Boisvenu vient de faire en disant qu’une corde devrait être disponible dans chaque cellule. Le premier ministre appuie-t-il les propos de son sénateur, sinon que fera-t-il?

Stephen Harper: Monsieur le Président, le sénateur a déjà retiré ses paroles. Ce gouvernement existe pour aider les victimes. La famille de M. Boisvenu a été victime d’un crime terrible. Ce gouvernement veut agir pour défendre de tels incidents à l’avenir.

Nycole Turmel: Mr. Speaker, that is not good enough. What Senator Boisvenu did is against the law: we cannot call on people to kill themselves. This is clear. The death penalty debate has been closed in Canada for decades. Why are the Conservatives reopening the old debates?

Stephen Harper: Mr. Speaker, as I just said, the senator has clearly withdrawn those words. I think we all understand that Senator Boisvenu and his family have suffered horribly in the past and obviously we understand his emotions in that regard, but this government is focused on making sure we protect victims in the future.

Nycole Turmel: Monsieur le Président, du grand n’importe quoi, le sénateur Boisvenu. Une autre raison d’abolir le Sénat. Sur un autre sujet, ça fait deux jours que le premier ministre tourne autour du pot. Va-t-il sabrer dans les prestations de la Sécurité de la vieillesse, oui ou non? Le monde sera-t-il obligé d’attendre jusqu’à 67 ans, oui ou non? On veut une réponse.

Stephen Harper: Monsieur le Président, j’ai été très clair. Ce gouvernement ne va pas couper les prestations de nos aînés. Je suis très clair: en même temps, nous allons protéger le système pour les générations à venir. C’est pour l’opposition de faire peur aux aînés, c’est pour nous de protéger les aînés. If I could also just reply once again to the previous comment on the senator. I would encourage the NDP to really focus on trying to help us deal with the criminal justice system, trying to prevent the kinds of victims of terrible crime we have seen in the past and to do things so there are not more people like the Boisvenu family in the future.


 

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