Thomas Mulcair, the NDP and the Clarity Act

The NDP leader explains himself

Thomas Mulcair’s speech in the House this morning on the Bloc’s bid to repeal the Clarity Act.

Monsieur le Président, j’aurais aimé me lever aujourd’hui pour parler d’économie, d’emploi, de pauvreté, à savoir des enjeux qui préoccupent vraiment les gens. Cependant, ce n’est pas ce dont le Bloc veut nous parler aujourd’hui. Pour le Bloc, il vaut mieux ranimer les vieux débats du passé.

Il faut croire que le Bloc n’a pas reçu le message envoyé par les Québécois lors de la dernière élection. C’est une élection où, je le rappelle, le NPD a reçu un appui record et un mandat historique à Ottawa. Le soir du 2 mai 2011, quatre millions et demi de Canadiens ont voté pour la vision rassembleuse mise en avant par mon ami, Jack Layton. C’est une vision d’un Canada plus inclusif, plus vert, plus prospère et qui respecte le Québec.

Le résultat est que le NPD a fait élire une centaine de députés formant la plus importante opposition officielle à la Chambre des communes depuis 40 ans.

The New Democratic Party has succeeded where the Liberals and Conservatives have both failed again and again. For the first time since 1988, the people of Quebec have elected a federalist majority in the House of Commons, thanks to the NDP. That was one of the winning conditions for Canada in Quebec that Jack Layton and our team fought so hard for.

Les Québécois ont rejeté en masse les partis qui les avaient déçus dans le passé et ceux qui les tenaient pour acquis d’une élection à l’autre. Les gens ont exprimé un désir de changement profond et sincère. C’est ce que le NPD offre. Il offre d’unir les gens autour d’une vision d’optimisme et de progrès, de rétablir l’espoir de voir Ottawa respecter les Québécois et de travailler ensemble pour bâtir un nouveau Canada pour tous. Les Québécois ne veulent pas revenir en arrière. Ils en ont assez des vieilles querelles qui étaient la marque de commerce du Parti libéral et du Bloc québécois. On doit mettre fin à ces chicanes stériles et progresser. C’est ce que le NPD s’engage à faire.

Notre équipe a réussi à ranimer l’espoir chez les Québécois, l’espoir qu’ils peuvent être écoutés, compris et respectés au sein de leur pays, l’espoir que leurs valeurs sont partagées par d’autres Canadiens et qu’elles pourront bientôt guider l’action de notre gouvernement.

Malheureusement, certains sont prêts à étouffer cet espoir dans le simple but de marquer des points politiques, car c’est précisément ce que cherchent à faire le Parti libéral et le Bloc québécois en ressuscitant leurs vieux débats. Les Québécois méritent mieux que les efforts désespérés du Bloc et certainement mieux que de faire les frais des jeux politiques irresponsables du Parti libéral qui veut créer une crise d’unité nationale là où il n’y en a pas. Ce manque de respect pour le Québec a commencé sous Pierre Trudeau, s’est poursuivi sous Jean Chrétien et a mené le Canada au bord du gouffre lors du référendum de 1995.

What did the Liberals do after the 1995 referendum, which brought Canada to the brink? They tried to buy Quebeckers with their disastrous, corrupt sponsorship scandal. In the process, they managed to renew the sovereignist movement and gave the Bloc Québécois a boost.

In 2011, Quebeckers said loud and clear that they were tired of the politics of division. They said it was time to do better, and that is why they chose the NDP.

Yet today in Ottawa we face a Prime Minister who did not get the message. Under his government, old debates have once again resumed.

Le bilan des conservateurs au Québec a donné toutes les raisons aux Québécois de voir le pouvoir fédéral comme un adversaire plutôt qu’un allié. Ce n’est pas pour rien que le Parti québécois a mené campagne contre le Parti conservateur, et contre ce premier ministre. Il est encore temps de changer les choses, de montrer aux Québécois que nous faisons partie d’une seule et même grande famille qui, peu importe les tendances politiques, partagent des valeurs fondamentales. Il suffit de regarder l’histoire de notre pays pour s’en rendre compte.

The history of our country is filled with examples of what is possible when we work together and stay true to our values. Universal public health care for the sick and retirement security for our seniors are the institutions that define us and unite us.

Au NPD, nous connaissons bien les grandes réalisations dont nous sommes capables quand nous travaillons ensemble. C’est pourquoi nous nous opposons à cette tentative du Bloc de replonger les gens dans les chicanes du passé, et proposons de s’y opposer.

New Democrats understand that there is more in our country to unite us than divide us. That is why we are proposing practical solutions to improve the lives of all Canadians. That is why we are fighting for a balanced 21st century economy based on the principles of sustainable development, an economy that creates wealth not only for a handful of industries and regions but for communities from coast to coast to coast.

Au-delà de notre vision économique, c’est aussi notre style de leadership qui nous permettrait de tisser un lien de confiance durable avec la population et notamment avec les Québécois. Je me souviens de l’époque où les conservateurs prêchaient le fédéralisme d’ouverture. Ils viennent de le refaire. Qu’est-ce que les Québécois ont reçu à la place? Rien d’autre qu’une porte fermée à double tour.

Comparons cette fermeture des conservateurs à l’ouverture de la déclaration de Sherbrooke, à la vision néo-démocrate d’un Canada où le Québec est respecté. Cette déclaration de Sherbrooke, qui était en cours d’adoption lors du premier congrès du NPD auquel j’ai eu l’honneur d’assister en 2006, m’a inspiré comme elle a inspiré beaucoup de gens au Québec. Sa vision positive et confiante trace un avenir de réussite pour tous, ensemble.

Depuis l’adoption de cette déclaration, le NPD s’est engagé à mettre en oeuvre les principes du fédéralisme asymétrique avec la reconnaissance du droit de retrait et de compensation pour le Québec s’appliquant à tous les programmes fédéraux qui interviennent dans les champs de compétence constitutionnelle du gouvernement québécois.

La déclaration de Sherbrooke, c’est aussi la volonté d’instaurer un fédéralisme basé sur la bonne foi, un fédéralisme qui reconnaît que les Québécois ont le droit de décider démocratiquement de leur propre avenir, un fédéralisme qui reconnaît que dans l’éventualité non souhaitée d’un référendum au Québec sur la question, la majorité des voix exprimées l’emporte, une règle qui fait l’objet d’un fort consensus au Québec.

A simple majority to express the will of Quebeckers was the ground rule in both the 1980 and the 1995 referendums when I was fighting to keep Quebec in Canada.

While the current Prime Minister was proposing the construction of “firewalls” between provinces, I was working to build bridges.

Ironically, it was the same Prime Minister who tabled a private member’s bill in 1996, Bill C-341, the Quebec contingency act, recognizing the majority threshold for a Quebec referendum.

L’un des plus grands fédéralistes de l’histoire du Québec, Robert Bourassa, a déclaré: [...] quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement.

Quand ils ont eu à se prononcer, les Québécois ont choisi le Canada deux fois. Le NPD va continuer de tout mettre en oeuvre pour prouver aux Québécois que cet avenir se trouve ici même au sein du Canada, parce que ce n’est pas par la menace qu’on va bâtir notre pays, mais bien par la compréhension mutuelle et le respect.

L’équipe du NPD a déjà démontré de quoi elle est capable dans l’opposition. Par exemple, sur la question de la langue française, mon collègue de Trois-Rivières a proposé une loi pour garantir des droits linguistiques aux employés des compagnies dans un domaine assujetti à la législation fédérale. En outre, ma collègue de Louis-Saint-Laurent propose un projet de loi pour reconnaître le caractère bilingue de nos institutions et rendre obligatoire la nomination de juges et d’agents du Parlement qui comprennent nos deux langues officielles.

Since its founding more than 50 years ago, the NDP has taken a positive and constructive approach to politics, an approach based on good faith, which is the very culture of our party. This is the approach that will define a future New Democratic government. It is also in good faith that my colleague from Toronto—Danforth has put a bill on the order paper, a unity act, to implement both the Sherbrooke Declaration and the Supreme Court cessation reference.

Quiconque lit la « Loi sur la clarté référendaire » se rend immédiatement compte d’une chose, soit que cette loi n’est pas claire et qu’elle ne règle donc rien.

Good faith dictates that once subjective clarity is established, objective clarity is obtained by a majority of the votes. That is why former NDP House leader Bill Blaikie tabled an amendment to put this concept in the Clarity Act. The Liberals rejected that amendment and, instead, the Liberals decided to abandon the political fight for Canada in favour of a purely legalistic approach, a losing approach.

I fought from the trenches in both the 1980 and 1995 referendums. I am proud of the active role I played in convincing my fellow Quebeckers to choose Canada.

Au NPD, nous croyons au Canada et nous croyons aussi qu’une vaste majorité de Québécois souhaite demeurer au sein du Canada. Nous croyons en la maturité politique des Québécois. Nous faisons confiance aux Québécois, et les Québécois nous le rendent bien. Nous allons continuer de travailler ensemble. Ensemble, nous allons bâtir un Canada plus inclusif et plus juste qui respecte le Québec et qui respecte les Québécois.

The Bloc bill seems likely to be soundly defeated. Craig Scott’s bill, as mentioned by Mr. Mulcair, seems a bit of a longshot at the moment though: Mr. Scott sitting last in the order of precedence to table a private member’s bill.




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Thomas Mulcair, the NDP and the Clarity Act

  1. Even if the Act were to be repealed it would have no effect on the underlying law laid down by the Supreme Court however, which is worded identically.

  2. “The NDP voted in favour of the Clarity Act in 2000, although NDP MPs Libby Davies and Sven Robinson voted against it.”
    Reason: they’re both idiots.
    Speaking of idiots, it’s nice to see the Bloc reminding us all of their impotence and irrelevance. And it’s nice to see Tom Mulcair trying to suck up to Quebec federalists and nationalists at the same time in a single speech.

  3. It’s funny, I had just earlier read Paul Well’s “six weeks later” post and was thinking, he’s right, Mulcair does indeed sound like the adult in the room. Then I’m reminded about the NDP’s about face on the Clarity Act and I sigh.

    How any objective person can think that 50%+1 is sufficient to put 10s of millions of people thru the gut wrenching changes that a “yes” result would produce is totally beyond me.

    • Yeah, that looks at least to be their achille’s heel, doesn’t it? And it is a bad bind to be in – heads you win in QC, tails you lose in the RoC. I’m surprised Mulcair isn’t looking for a way to ditch this. Then again it may not be possible even for him – not if he wants to keep the party together. I think this is one of the things that is eventually going to vault the libs back into second spot at some point – provided JT can keep his mouth shut about AB.

    • Quebec getting in the low 50s and then being flipped the bird by Ottawa could be just as bad. since there’s no road to an independent Quebec without agreement by the other provinces, neither is likely to result in actual separation on Quebec’s terms.

      • Didn’t the Supreme Court rule that the federal government would have to negotiate with Quebec in the event of a “clear majority” yes vote? If so, not sure what the other provinces have to do with it (although I’m sure they would be providing input).

        At any rate, I think a 50%+1 yes win is a far worse scenario than Quebec losing with a “non-clear” majority yes vote of, say, 52%, because the upheaval caused by the first scenario would be massive, widespread, and ongoing at a high intensity well into the foreseeable future, as compared to the second scenario, IMO. Not to mention the utter ridiculousness of the country coming apart all because *one* person voted “yes” instead of “no”.

        • The thing they would be negotiating is constitutional change, which is necessary for Quebec to leave the country. that’s why you need the other provinces (IIRC correctly the court was clear you needed all the relevant players for constiutional amendment.)

          What you “think” in the second paragraph doesn’t really matter.

          • What I “think” matters no more or less than what others, including you, “think”. Without the benefit of a working magic eight ball, we’re all left merely “thinking” about what could happen.

  4. Hmmmm, as i recall JC did quite well in QC in the election that followed the clarity act. It’s the same sort of bunkum the NDP believed after the constution was repatriated – sure the LPC suffered in QC and Trudeau did not have to face their wrath…but support for the charter was high in QC as it was in the RoC.
    In some ways philosophically i could as readily be a dipper as a liberal…but it is this kind of irresponsible pandering that makes me think the NDP will at some point slip back into being, over time, the third party.

    • Won the popular vote, 44%-38%. Federalist parties won 37 seats in QC in that election (2000), and the Bloc won 38 seats.

      • Ah…the confirmation…ta.

  5. We can legislate and pronounce all we like but if there really
    was a 50+1 vote on a question that the Quebec, repeat Quebec ,
    population saw as being relatively clear and ROC got into their
    usual little tantrums and fist-wavings it would not be a pretty sight.
    There would be a lot of bombs in postal boxes again.
    Fortunately it’s hard to see it coming to that. But the ROC’s silly
    obsessing and strutting is not is not helpful.

    • As stated above, a “clear majority” is the law of the land as specified by the Supreme Court. As I don’t see how a 50%+1 vote could objectively be considered a “clear majority”, it would not be accepted as a win, period.

      Also, anyone who would engage in terrorist acts (and that’s what detonating a bomb in a public place is) in an attempt to force Canada to ignore the law of the land would just be bringing down a world of hurt on himself in this post-9/11 world.

  6. I hope this lays the lies and rumours from the Liberals and Conservatives to rest. Mr.Mulcair is a hardline believer in the Canada we all love and enjoy. So all the lies and bologna from the two abouve mention Partys I am sure will continue, but maybe this issue will get some rest.

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