The politics of disaster (IV) - Macleans.ca

The politics of disaster (IV)

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An excerpt from the Prime Minister’s speech to Canadian troops today in Haiti.

This fleet of new aircraft, the C-17 fleet, is a big part of making this response possible.  I single out the C-17 for a reason.  There was a time when that kind of heavy-lift aircraft didn’t fit Canada’s soft power policies, but our government bought them for the hard power requirements of today’s world.  Now we’re using them for relief work.  What is the moral of the story?  To do soft power, you need hard power.  You need a full range of capabilities.  These days, the Canadian Forces have the power they need to do the good our country desires you to do, and to do whatever our country asks you to do.

Full speech after the jump.

Merci, lieutenant-colonel Demers, pour cette présentation.  Général Laroche, ambassadeur Rivard, fellow Canadians, aid workers, members of the Canadian Forces, il me fait grand plaisir d’être parmi vous ici à Léogane.  Une des choses que l’on ignore lorsqu’on prend la décision de servir son pays, c’est ce que l’on va demander de vous.  C’est vrai lorsqu’on joint des Forces canadiennes, c’est vrai lorsqu’on décide de faire une carrière au sein de la Gendarmerie royale du Canada, au sein de l’Agence canadienne du développement internationale ou au sein de la diplomatie canadienne.  C’est vrai également lorsqu’on décide de faire partie d’une branche du gouvernement.  Cela dit, je pense que l’on a tous une chose en commun aujourd’hui.  Lorsque nous avons choisi de faire une carrière au service du public, au service de notre pays, aucun d’entre nous ne s’attendait à voir une scène aussi catastrophe.

I know a lot of you here have been to Afghanistan.  Some of you have been to the Balkans.  Some of you have been to places where for most people, mere survival is the highest human aspiration.  You have seen a thousand faces of human misery, but nothing could prepare you for what is all around you here.  In just a few minutes, an earthquake of overwhelming destructiveness threw down a vast number of buildings as we’ve seen in our tour here in Léogane, through down virtually every standing structure, caused unimaginable distress, injury and death.

Ce désastre naturel a été soudain.  Il a causé des dommages épouvantables.  Les Haïtiens étaient pourtant déjà assez éprouvés.  Ils vivent dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, et maintenant ils ont perdu le peu qu’il leur restait.  Et on pense que le bilan va maintenant dépasser les 200 000 morts.  Partout dans le monde, les gens pleuraient en constatant l’ampleur du désastre, mais comme vous le savez, il faut plus que des pleurs pour soigner des plaies ouvertes.  Pour aider des gens qui souffrent, il faut de l’équipement, il faut du savoir-faire, il faut des moyens, mais avant tout, il faut des hommes et des femmes dévouées, et il faut être capable à les déployer rapidement là où les besoins sont urgents.  Eh bien, nous vous avons déployé ici, et très rapidement en plus, quelques heures seulement après le séisme, et vous faites un excellent travail, un travail extraordinaire dans des conditions difficiles, des conditions extrêmes.  Et personne n’est surpris, car la majorité d’entre vous fait partie du fameux Royal 22e.  Et car vous êtes tous et toutes les Canadiens et les Canadiennes.

The fact is that we, Canada, had people on the ground within hours of the earthquake.  A couple of days later, there were more than 150 Canadians on the ground.  The Disaster Assistance Response Team, the DART, treating the injured, offering comfort to the distressed, tending to people freshly rescued from the tombs that so many of their homes had become, and we’ve seen on our tour today all facets of that operation.

Comme le lieutenant-colonel a dit, par des…fait possible par des…nos marins, nos aviateurs et nos soldats.

Since then that first brave and resourceful contingent of military and development personnel has been joined by hundreds more, so that now more than 2000 Canadians are on the ground and off the coast, and exceeding all reasonable expectations in the struggle to ease the anguish of the survivors.  And doing it in conditions of great personal hardship.  When the call came, Canada was among the first to respond, fast and in force.

La planète entière a pu constater que le Canada est maintenant un acteur majeur lorsque vient le temps d’intervenir dans des catastrophes naturelles.  Tout le monde a vu que le Canada a l’équipement, le savoir-faire, la connaissance et le personnel pour intervenir rapidement et efficacement, et le Canada a maintenant – je dois le mentionner – un atout considérable, une flotte de C-17.  Grâce à cet avion polyvalent, le Canada n’a plus à faire du pouce pour être déployé à l’étranger.  Le Canada n’a plus à dépendre de la bonne volonté des autres avant de pouvoir agir.  À une certaine époque, ces avions C-17 ne correspondaient pas aux politiques de puissance douce, la politique de puissance douce au Canada.  Mais notre gouvernement les a achetés pour répondre aux besoins de la dure réalité du monde entier, y compris la dure réalité ici en Haïti.  Et notre intervention humanitaire ici en Haïti le démontre bien.

This fleet of new aircraft, the C-17 fleet, is a big part of making this response possible.  I single out the C-17 for a reason.  There was a time when that kind of heavy-lift aircraft didn’t fit Canada’s soft power policies, but our government bought them for the hard power requirements of today’s world.  Now we’re using them for relief work.  What is the moral of the story?  To do soft power, you need hard power.  You need a full range of capabilities.  These days, the Canadian Forces have the power they need to do the good our country desires you to do, and to do whatever our country asks you to do.

L’autre chose que le monde a pu constater, c’est l’énorme générosité des Canadiens et des Canadiennes qui sont profondément touchés par la souffrance qui afflige nos frères et nos sœurs en Haïti.  En tout, la population canadienne a donné plus de 150 millions $, une somme incroyable, une somme qui sera égalée par notre gouvernement.

It should also be remembered that Canadians have been extremely generous.  Our population has donated a sum, a staggering sum of over $150 million to rebuild and relieve Haiti.  As you know, our government will provide matching contributions.  That’s because Canada is prepared to do its share, because it is the Canadian way.  But ladies in gentlemen, in the end, it is your service to our country, fearless in war and passionate in disaster, that says so much about Canada.  That service to others speaks volumes about you and does great honour to all of us as your fellow citizens.

Mesdames et messieurs, personne ne sait quel sera le prochain défi que vous allez devoir relever.  Ce qu’on en sait, c’est que vous allez toujours être prêts à servir notre pays avec courage, dévouement et détermination comme vous le faites ici, comme vous le faites en Afghanistan et comme vous le faites ailleurs dans le monde.  Au nom du gouvernement du Canada et au nom de tous les Canadiens et Canadiennes, je tiens à vous remercier pour les services que vous rendez à notre pays.

Thank you for your service to our country. Merci beaucoup.  God bless you in your efforts, and a safe return home.  Merci.