In search of la belle province - Macleans.ca

In search of la belle province

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The text of Michael Ignatieff’s speech last night at a fundraiser in Montreal.

Chers amis,

Mesdames, Messieurs,

D’abord j’aimerais remercier Hélène Desmarais, Pierre Roy et Jacques Ménard, ainsi que Francis Fox et Denis Coderre, qui ont travaillé fort pour que cette soirée soit un si grand succès.

Mes amis, c’est bon de vous voir en si grand nombre.

Vous êtes plus nombreux que la dernière fois.

Vous êtes aussi, je l’espère, moins nombreux que la prochaine fois.

Parce que j’ai besoin de vous.

J’ai besoin des Québécois.

C’est ici. C’est avec vous. C’est ce soir que nous gonflons nos voiles.

C’est ici à Montréal que nous unissons nos souffles pour que se lève le vent du changement au Canada.

Et ce vent, il va emporter le gouvernement idéologique de droite de Stephen Harper.

Ce vent, il va ramener de l’espoir au Canada.

Ce vent, il va ramener les Québécois à Ottawa, et au pouvoir.

Il y a trop longtemps que les Québécois se contentent d’être les spectateurs du pouvoir à Ottawa.

Le meilleur Canada possible, c’est un Canada qui profite de toute l’influence du Québec.

Le meilleur Canada possible, c’est un Canada inspiré par le Québec.

Le meilleur Canada possible, c’est un Canada avec les Québécois au pouvoir.

Je suis en train de rebâtir notre parti.

Et j’ai besoin des Québécois pour le faire.

D’abord, je rebâtis notre parti avec les Québécois.

Ensuite, je rebâtis notre pays avec les Québécois.

Parce que ce pays, c’est aussi celui des Québécois.

Les Québécois ont construit le Canada.

Ce pays porte votre marque.

Vous êtes les co-fondateurs du Canada.

Les Québécois ont aidé à construire le Canada. Et aujourd’hui, nous devons nous préparer à le reconstruire.

Car c’est une tâche de cette ampleur qui nous attend.

This is no time for small plans. This is no time for spin and personal attacks.

It’s time for civility, for common purpose.

Our country needs a Prime Minister who is a uniter, not a divider.

Un Premier ministre qui comprend que la Fédération a besoin de coopération, pas de confrontation.

De consultation, pas d’improvisation.

Un Premier ministre qui rassemble, au lieu de diviser.

The 21st century belongs to Canada, but only if we dare.

Only if we believe.

Only if we lead.

Only if our vision of Canada places Quebec at the heart of what makes us different as Canadians, of what makes us an example to the world.

Avec les conservateurs de droite de M. Harper, la réputation internationale du Canada a été salie, la marge de manœuvre financière a été gaspillée.

Il y a plus de chômeurs, plus d’enfants pauvres, et le Canada est devenu la risée du monde en ce qui touche l’environnement.

Imaginez : en moins de trois ans, le gouvernement de Stephen Harper a pulvérisé un surplus de 13 milliards $.

Ce surplus aurait dû servir :

Aux chômeurs, pour les aider à se recycler et à se trouver du travail.

À nos entreprises, pour qu’elles puissent garder les Canadiens et les Québécois au travail.

Pour investir dans l’éducation post-secondaire, comme le demandent le Québec et les provinces.

Mais avant même que la récession commence, les Conservateurs ont converti un surplus de 13 milliards $ en un gouffre d’au moins 50 milliards $.

Les Canadiens méritaient mieux que ça.

Ils attendaient la compétence. Ils attendent toujours.

C’est à nous de leur donner un gouvernement de compassion, de créativité et de compétence.

Et nous le ferons.

Beaucoup de Québécois se disent : « Je ne me reconnais pas dans ce gouvernement. »

Je pense exactement la même chose.

Moi non plus, je ne me reconnais pas dans ce gouvernement.

Vous voulez un Canada meilleur.

Je veux moi aussi un Canada meilleur.

Aux dernières élections, les Québécois ont protesté contre le gouvernement de droite de Stephen Harper et beaucoup de Québécois ont voté pour le Bloc Québécois.

Les Québécois ont protesté, mais Stephen Harper est encore là.

Protester est un choix.

Protester est un droit.

Mais protester n’est pas une solution.

Le Bloc Québécois n’est pas une solution pour un Québec et un Canada meilleurs.

Le Bloc Québécois n’est pas une solution pour se débarrasser de Stephen Harper.

Le Bloc Québécois n’est pas une solution pour un Canada qui sera véritablement la maison du Québec.

Il y a un autre choix.

Vous pouvez choisir entre protestation et construction, entre protestation et amélioration, entre protestation et implication.

Je vous invite à construire avec moi ce Canada meilleur.

The crisis we are living through is shaking the foundations of the global economy.

There are two possible ways to emerge from this crisis.

We emerge stronger.

Or we emerge weaker.

The societies that will emerge stronger are the ones that look forward.

The societies that will emerge weaker are the ones that look backward, trying to resuscitate the solutions of the past.

Stephen Harper appartient au passé.

Stephen Harper est un homme dépassé.

Nous allons lui donner congé pour qu’enfin le Canada puisse se surpasser.

Ensemble, nous allons reconstruire le Canada.

Nous allons reconstruire le Canada avec trois maîtres mots :

Culture. Innovation. Savoir.

La culture, c’est ce qui nous rend vivant.

Le Québec en est la preuve. Montréal en est la preuve.

La culture est la vitrine des peuples. Couper dans la culture, c’est se rendre invisible aux yeux du monde.

C’est ce que fait Stephen Harper.

Je veux un gouvernement qui comprend que Guy Laliberté, Robert Lepage et Robert Charlebois ne sont pas que des artistes, mais les symboles de l’énergie créatrice que nous voulons déployer dans toute la population.

Voilà pourquoi nous voulons remettre en place des programmes chers aux yeux de la communauté artistique comme PromArt et Routes commerciales. Pour que nos artistes puissent être les ambassadeurs du savoir-faire canadien dans le monde entier.

The Canada Council for the Arts is a cornerstone of the arts community. I will make sure it is properly funded.

Monsieur Harper a déjà dit qu’il voulait privatiser Radio-Canada. Non seulement je m’y oppose, mais je ferai en sorte qu’elle conserve son indépendance.

Deuxième maître mot : l’innovation.

Le monde change. Le monde n’a jamais eu autant besoin de solutions. Il n’y a jamais eu autant de créneaux nouveaux à conquérir.

Dans la biotechnologie à Montréal, dans l’aérospatial, dans le centre de recherche sur les neurosciences à Laval, c’est là que je vois l’avenir de notre économie.

Couper dans la recherche, c’est placer notre société sur la voie d’évitement. C’est ce que fait Stephen Harper.

Troisième maître mot : le savoir.

C’est la meilleure arme contre la pauvreté; c’est le meilleur instrument pour relever le défi de la concurrence; c’est le meilleur moyen pour protéger nos emplois.

En refusant d’investir dans l’enseignement post-secondaire, Stephen Harper nous coupe l’herbe sous les pieds.

Je dis culture, innovation, savoir parce que ces trois mots sont les clés de la prospérité.

Il est temps de regarder en avant.

Il est temps de rejeter le passé et d’accepter l’avenir.

Il est temps de se réunir.

Il est temps de le réaliser: ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui nous sépare.

Gilles Duceppe dit que le Québec est différent.

Gilles Duceppe dit vrai : le Québec est différent.

Mais ce n’est pas un argument contre le Canada.

C’est au contraire le meilleur argument pour le Canada.

Ce qui fait la force de ce pays, c’est qu’il n’est pas partout pareil.

Ce qui fait la force de ce pays, c’est que ses horizons sont aussi larges que son territoire.

Le Canada est le pays qui réunit deux des plus grandes civilisations de l’histoire.

Le Canada est le pays de toutes les possibilités.

C’est à nous de faire de nos différences des passerelles plutôt que des obstacles.

C’est à nous de voir dans nos différences l’accroissement de nos forces.

C’est à nous de faire de nos différences des occasions de grandir.

Voilà de quelle manière je veux rebâtir mon parti avec les Québécois.

Voilà de quelle manière je veux rebâtir le Canada avec les Québécois.

Voilà de quelle manière je veux créer de la prospérité pour tous les Canadiens.

Depuis quelques semaines, mes adversaires m’attaquent personnellement.

Ils disent que je lis des bouquins. Pire encore, je les écris.

J’ai vécu dans des pays étrangers. Quelle horreur.

Mais ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que ce n’est pas de moi dont il est question aujourd’hui.
S’ils m attaquent, ils attaquent aussi tous ceux qui ont vécu a l’étranger, tous ceux qui sont venus de l’étranger.

Soyons sérieux.

Nous sommes un pays tourné vers le monde, un pays habité par le monde. Il faut un leadership qui se rejouit d’etre un pays foyer et asile de tous les peuples, bilingue, qui inspire le monde sur la manière de vivre, travailler, et réussir ensemble.

C’est ça—cette vision ouverte du Canada—qui est dans la balance.

Ce soir, en venant ici, vous avez posé un geste important en faveur du changement et du renouveau.

Vous avez fait un pas.

Mais c’est une marche que nous devons entreprendre ensemble.

C’est un mouvement que nous devons lancer.

Et chacun de vous devient aujourd’hui le porteur de ce changement et de ce renouveau.

Bientôt, nous remettrons le Canada sur les rails.

Et ce jour-là, le Québec sera dans la locomotive!

Merci et à bientôt.