'The issue is credibility' - Macleans.ca

‘The issue is credibility’


Here is the prepared text for Michael Ignatieff’s speech in the House this morning in response to the budget. As he sometimes does, he may have deviated from the script—I didn’t witness his remarks personally. But, for what it’s worth, here is what his speechwriter crafted for him.

Merci, Monsieur le Président,

Le premier ministre a donné à Son Excellence, la Gouverneure générale quelque 6 000 mots. Je serai plus bref.

We’ve seen a Throne Speech and Budget that try to make up in length what they lack in vision.

Rien dans ce budget ou le Discours du Trône n’est venu justifier la décision du premier ministre de fermer le Parlement pendant 6 semaines. Rien.

Mais les Canadiens ne sont pas dupes. Le premier ministre a parié sur la désillusion des Canadiens et il a perdu son pari.

Car pour les Canadiens, les raisons de la prorogation étaient claires dès le départ. Le premier ministre a fermé le Parlement pour ne plus entendre les questions sur le scandale des détenus afghans.

The Prime Minister shut down Parliament to skirt the blame for his year of willful blindness, when the Conservatives had credible reports of torture in Afghan jails, but did nothing.

We’ve called on the government to hold a full, independent public inquiry into the detainee issue, with a mandate to examine the whole length of the mission in Afghanistan.

First the Conservatives refused, then they shut down Parliament.

Mais c’était plus qu’une opération de camouflage. C’était une attaque contre notre démocratie.

Ce parlement n’est pas la maison du premier ministre. Un parlement est la maison du peuple. En fermant le Parlement, le premier ministre jeté les Canadiens hors de leur maison.

Les Canadiens n’ont pas aimé ça. Ils savent que tout premier ministre est redevable envers le Parlement, le peuple.

Nous avons présenté des réformes concrètes pour restreindre le pouvoir de proroger le Parlement.

On Wednesday afternoon, we asked for unanimous consent to establish a Special Committee to reform prorogation and prevent future abuse.

That motion—that modest first step—was shouted down by Conservative members opposite. Shame on them.

The issue is credibility. Canadians expect it. This government lacks it.

No credibility on detainees. No credibility on prorogation. And no credibility on its own agenda.

The Throne Speech and the Budget let Canadians down. They expected vision, and got gimmicks. They deserved ambition, and got drift. This is a tired government, falling back on its laissez-faire instincts, leaving Canadians to fend for themselves.

Take pensions, for instance. This Budget has nothing to offer.

Canada is already in a pensions crisis. And it’s not just a matter of catastrophes, like Nortel.

Un tiers des Canadiens n’ont pas assez d’économies de retraite pour maintenir leur niveau de vie lorsqu’ils cesseront de travailler.

Un autre tiers des Canadiens n’ont pas du tout d’économies de retraite: ils dépendront entièrement de ce qu’ils recevront du gouvernement.

Alors, trop de Canadiens ont trop peu d’économies pour prendre leur retraite avec dignité.

Et trop souvent, les économies de ceux qui ont réussi à mettre de l’argent de côté ne sont pas en sécurité. La dernière année nous l’a prouvé.

Last year, we put forward specific proposals to improve retirement security for middle-class families. We called for a Supplementary CPP, for use of the CPP as a pension fund manager of last resort, and for changes to the Bankruptcy and Insolvency Act to protect the most vulnerable pensioners.

We called for action. Canadians expected action. What did the Conservatives deliver? Seniors Day.

Well, Seniors Day is going to be pointless, if seniors can’t afford to take the day off.

It’s the same gimmickry for our veterans.

À la fin de janvier, nous avons organisé une table ronde sur les anciens combattants.

Nous avons eu des témoignages troublants sur leurs difficultés à obtenir des soins ou de l’aide pour surmonter un handicap.

One-in-five veterans with post-traumatic stress disorder will attempt suicide. They need our help.

But what do the Conservatives offer? Community memorials and Vimy Ridge Day.  Worthy gestures—but veterans need help, not memorials.

Our families, our seniors, and our veterans can’t live on symbols and gimmicks.

Il y a cinq semaines, le Parti libéral a mis de l’avant trois propositions précises pour créer des emplois et promouvoir l’innovation et l’entrepreneurship.

Nous avons invité le gouvernement à offrir des avances de fonds pour rendre plus efficace la déduction pour amortissement accéléré; une telle mesure aurait aidé les manufacturiers à moderniser leur entreprise, à créer des emplois et à améliorer leur productivité.

Nous avons proposé des incitatifs financiers temporaires pour faciliter l’embauche de jeunes travailleurs.

Et nous avons appelé à de nouveaux incitatifs fiscaux pour mieux soutenir nos entrepreneurs et nos innovateurs dans des secteurs en émergence, comme les énergies propres et les sciences de la vie.

But instead of measures to create jobs, this budget has only freezes, cuts, and gimmicks:

The Conservatives are cutting four-and-a-half billion dollars in planned foreign aid, right when our focus in Afghanistan is shifting from military to humanitarian engagement.

The government is making superficial tax changes to the universal child benefit—changes that won’t help low-income families or single parents get the childcare they need.

The Conservatives are ignoring the major issues that matter to Canadians.

Pensions? Nothing.

Healthcare? Nothing.

Les changements climatiques? Rien.

La culture? Rien.

The Conservatives are raising payroll taxes by 13 billion dollars—a tax hike that will kill more than 200,000 jobs, and hurt small businesses when they need help the most.

They’re not credible on innovation, when they cut $148 million from the research councils last year, let $160 million in approved spending for the Canada Space Agency lapse, shut down the National Science Advisor, and walked away from 50 years of Canadian leadership in nuclear medicine.

Les investissements en recherche et développement en pourcentage du PIB sont en baisse constante depuis que ce gouvernement est au pouvoir. Nous avons reculé en matière de productivité, en matière de connectivité Internet et en matière d’innovation.

Et un nombre non négligeable de députés du gouvernement continuent de remettre en question les preuves scientifiques des changements climatiques.

Comment croire ce gouvernement lorsqu’il parle de créer les emplois de demain? Il a sabordé, l’automne dernier, le programme ecoÉnergie, le meilleur programme canadien de stimulation des énergies renouvelables.

Les Conservateurs ne sont pas crédibles sur la création d’emplois parce qu’ils ne sont pas crédibles sur les énergies propres.

L’énergie propre, c’est l’investissement pour notre avenir.

Ils dépensent, les Conservateurs, mais ils n’investissent pas.

The Conservatives are spending more than 40 billion dollars on stimulus. But what did Canadians get? Where’s our return on investment?

If you start counting in October 2008—back when the Prime Minister was saying there wouldn’t be a recession in Canada—you’ll find more than 300,000 Canadians who’ve lost their jobs, and are still out-of-work.

Job creation is down, productivity is down, and youth unemployment is double the national average—and even the jobs the Conservatives promise in this Budget won’t make up for the ones we’ve lost.

It didn’t have to be this way.

Where were the landmark investments in clean energy? The investments in green infrastructure that would create jobs for our kids?

Canada missed those opportunities, because this government chose to ignore them. The Prime Minister’s spending didn’t come with a vision, it came with a whole lot of zeroes—and this budget doesn’t make up the difference.

Above all, this government cannot be credible on getting their record deficit under control.

Let’s remember:

They inherited a 13 billion dollar surplus.

They spent at record levels in 2006-2007. They were on the edge of deficit before the recession started.

They said there would be no recession. Then they said there would be no deficit. Then, suddenly, the deficit was at 32 billion. Then 50.Then 56.

You can’t run a country if you can’t count.

Mais ce ne sont pas seulement les chiffres qui posent problème; c’est surtout l’inexistence d’un plan cohérent pour reprendre le contrôle des finances publiques.

The government says they’ll freeze departmental spending beginning in 2011, but that’s it. They don’t say which programs they’ll cut, which services Canadians will lose, and where the Conservatives will find the necessary savings.

This isn’t a plan, it’s a very large empty promise.

The Conservatives say they’re going to freeze our salaries. Fine. But freezing my salary is not a deficit reduction plan.

If the Prime Minister were serious about leading by example, he’d start by cutting the hundreds of millions of taxpayer dollars he’s wasting on partisan advertising and polling and management consultants. He’d cut the size of Cabinet, and ban “10-percenter” mailings outside MPs’ own ridings. And he’d stop the increasing spending in the Prime Minister’s own department.

Les familles canadiennes font des économies là où elles le peuvent. Le gouvernement devrait faire la même chose.

Et c’est vraiment là que se trouve le cœur du problème.

Ce gouvernement n’écoute pas les familles canadiennes.

Lire un sondage, ce n’est pas écouter les citoyens. Diviser les Canadiens pour en tirer des avantages partisans, ce n’est pas écouter les Canadiens.

J’ai passé les premières semaines de l’année sur la route à visiter des universités et des collèges à travers le Canada.

J’ai écouté les jeunes me parler de leurs inquiétudes et de leurs espoirs. Ils m’ont parlé de leur crainte du chômage et de la nécessité de protéger l’environnement et de combattre les changements climatiques.

J’ai écouté une génération des Canadiens qui est prête à se lever, mais à qui on ne donne pas la chance de le faire.

Among their various excuses for shutting down Parliament, the Conservatives said they were consulting with Canadians.

Who did the Prime Minister consult with? In fact, when was the last time he took unscripted, uncontrolled questions from Canadians who aren’t in politics or the press?

You can’t lead if you can’t listen.

Middle-class families are worried about looking after their parents when they retire. They’re worried about getting their kids through school, and about the jobs that will be waiting for them at the other end.

Les familles canadiennes veulent savoir que leur gouvernement est branché sur les défis de demain et qu’il a un véritable plan pour faire du Canada un succès.

Ce budget échoue au test de la crédibilité, de la vision et de l’ambition.

Nous ne pouvons pas appuyer ce budget.

This budget fails the test of Canada’s potential. We cannot support it. We will vote against the budget motion now before us—but we will do so responsibly. We will not cause an election.

Canadians don’t want an election, but we do want an alternative.

That’s what we’re working to provide.

The Liberal Party is taking part in the most open, most transparent, most inclusive process of public policy renewal in Canadian history—one that will continue through our conference in Montréal later this month.

We’re engaging Canadians in a national conversation about the Canada we want in 2017—and I invite all members to join us in that dialogue.

What the Conservatives offer is now clear: austerity, cuts, freezes—you’re on your own, Canada, your government won’t help you.

Our vision is clear: use the positive power of government to make Canada the best educated, the healthiest, the greenest, and the most international society on earth.

These are goals worthy of a great people. And these are goals we can achieve.

We’ve done it before.

And together, we will do it again.

Thank you, Mr. Speaker.